CoViD-19 aigus et longs, prévention et traitement

La médecine conventionnelle et l’ostéopathie aident à prévenir et à traiter les infections à SARS-CoV-2, y compris lors des « CoViD-19 longs ».

    Les SARS-CoV-2 mutent et modifient rapidement certains de leurs gènes et de leurs compétences. Ils pénètrent dans le corps humain par le nez 1, la bouche 1 et les yeux 1. Ils se propagent à la gorge 2, aux poumons 2, au foie et à la bile 2, aux selles 2, aux urines 2 et à tout notre organisme… Sa toux contamine notre environnement. Des complications médicales du CoViD-19 3, l’isolement 4, la récession économique 4 et le manque de soins 4 ont provoqué un excès de mortalité. Les recommandations officielles, le respect des priorités vitales du corps humain et l’ostéopathie aident à suspecter les CoViD-19 et à mieux les guérir 1-13.

Car, comparativement aux tissus sains, fins, souples, mobiles et indolores, la palpation d’un territoire cellulaire épais, dur, figé et douloureux révèle une dysfonction locale 5-13. Elle donne le cordon myalgique du muscle, la tendinalgie du tendon, la dermalgie et son épidermalgie de la peau, la viscéralgie de l’organe et du viscère, la vasculalgie du pédicule vasculaire 5-13… Le bilan ostéopathique identifie parfois une combinaison de dysfonctions palpables et spécifiques d’une pathologie 5-13. La façon dont chaque patient vit sa pathologie ajoute un tableau variable de dysfonctions palpables, à ce syndrome constant 5-13.
TOUS les épaississements durs, figés et douloureux du syndrome constant d’une pathologie, et certains de son syndrome variable restent stables, s’aggravent ou s’améliorent comme leur pathologie 5-13. Les autres dysfonctions variables de la pathologie évoluent différemment. Pour guérir, elles nécessitent souvent un traitement spécifique, parfois mécanique 5-13. La palpation des dysfonction cutanées repose sur un pincé-roulé difficile à maitriser pour certains 5-13.

Le palpé-roulé de la dermalgie et de son épidermalgie palper rouler cmh
La dermalgie est plus grande que son épidermalgie et leur centre est le même, cet icone positionne leurs  épaississements cutanés durs, figés et douloureux. Localiser une dermalgie = Entre leur pouce et son index, les mains proches l’une de l’autre attrapent une épaisseur de derme près du territoire cutané à tester. Ellespaler rouler peau cmh tirent dessus pour décoller ce derme des tissus sous-jacents. Chaque main serre son pouce et son index jusqu’à les sentir se toucher à travers le derme. Ces doigts les plus loin de la dermalgie passent dessous ce derme et le plient vers eux.
Les pouces et leur index, font glisser les deux plans de derme. Ils gardent
la surface de derme nécessaire et suffisante pour évaluer l’épaisseur, la
souplesse, la mobilité et l’absence de douleur de ce derme : pas assez =
le pli s’échappe, trop = il s’éloigne des doigts et son bourrelet devient flasque. Une main après l’autre, les doigts roulent ce pli vers la dermalgie recherchée, d’une longueur inférieure au tiers de l’épaisseur du bourrelet.

La dermalgie rend son derme grumeleux, épaissi, figé, dur et douloureux. Hormis qu’il ne garde que l’épiderme, le palpé-roulé de l’épidermalgie se calque sur celui de la dermalgie. Des patients nient la douleur de leur dermalgie en pensant que l’examinateur la pince plus fort. Éviter ce biais en remplaçant « Dites-moi quand vous avez mal » par « Dites-moi quand vous avez l’impression que j’appuie plus fort ».

Pincer moins fort quand le derme s’épaissit 1) Pour être certain de la position de sa dermalgie. 2) Pour éviter qu’elle ne rougisse, que sa douleur s’aggrave, voire qu’apparaisse une ecchymose, alors que les zones voisines restent indemnes. 3) Pour que la persistance de la douleur n’empêche pas de découvrir comment traiter la dermalgie et sa pathologie. 4) Pour le dire au patient qui croit à un pincement plus fort de sa dermalgie.

En 2020, j’ai été confronté à un nouveau syndrome constant de dysfonctions locales chez TOUT patient testé positif au CoViD, chez des patients présentant les symptômes du CoViD aigu et testés négatifs au CoViD et chez les patients asymptomatiques pour le CoViD aigu et se plaignant d’une combinaison variable de symptômes actuellement attribués aux CoViD longs. À la fatigue et aux troubles du sommeil de ces CoViD, leur syndrome constant ajoute :

1) Une dysfonction cutanée dessus chaque mamelon, 4 travers de doigts sous sa clavicule.
2) Une dysfonction viscérale à la palpation profonde de la fosse iliaque droite et du cæcum.
3) Une dysfonction cutanée en regard de l’insertion basse du grand adducteur à droite et à gauche. Cf. encadré 2 positionnant les dysfonctions du syndrome constant des CoViD-19.
4) Des douleurs à la palpation de la plupart des muscles des jambes. Trop nombreuses, diffuses et changeantes, elles ne sont pas répertoriées dans l’encadré 2.
5) Une dysfonction du disque intervertébral L2-L3, papable par voie abdominale. Elle est toujours associée à une dysfonction des nerfs émergeant de cet espace. Ils régissent la vascularisation des muscles des jambes et du colon et sont responsables de la dysfonction cutanée en regard de l’insertion basse du grand adducteur droit et gauche.
6) Une dysfonction sur le petit trochanter de l’insertion du psoas droit spasmé par le colon.
7) L’absence de dysfonction cutanée à la verticale du mamelon et 7 travers de doigts sous chaque clavicule.
8) Les 7 premiers items de ce syndrome constant s’améliorent, voire disparaissent, quelques secondes après un massage adapté au colon du patient.
9) La récidive des 7 premiers items de ce syndrome constant, quelques secondes après un massage inadapté au colon du patient.
10) Apparition des dermalgies sous mamelonnaires après le massage adapté au colon. Puis leur disparition en quelques jours avec la plupart de leurs autres symptômes CoViD-19.
La palpation des dermalgies à la verticale des mamelons est possible en position assise. La palpation des autres signes du syndrome constant des CoViD n’est possible qu’avec le patient couché sur le dos sur une surface plane et confortable, la tête surélevée de 15° par rapport à l’axe de sa nuque, ses genoux pliés à 90° et ses pieds sur la surface plane et confortable.

Le massage du colon

Les colons droit, transverse, gauche et sigmoïde jouent un rôle primordial dans l’immunité, les vitamines, le microbiote, des inflammations, des infections, des cancers 14-15… Les SARS-CoV-2 dans le colon 1, leur détection dans les stations d’épuration 16, la douleur du cæcum, le transit par la veine porte des agents infectieux du colon 17, l’absence de risque du massage du colon légitiment une tentative de masser le ventre pour traiter les CoViD-19 aigus et longs. La disparition du syndrome constant CoViD-19 en quelques secondes et des autres symptômes des CoViD-19 aigus et longs en quelques jours, chez la plupart des patients, a validé ce massage. Car, pour des raisons inconnues, les dermalgies sous mamelonnaires disparaissent en même temps que les autres symptômes des CoViD-19 aigus et longs. Néanmoins, l’efficacité de ces massages n’enlève rien à l’intérêt de la vaccination et elle ne dispense pas les malades CoViD et le reste de la population des mesures sanitaires légales.

Les massages améliorant le syndrome constant des CoViD-19 et la plupart de leurs autres symptômes, tirent le colon soit vers l’extérieur, soit vers l’intérieur. Tous les patients CoViD-19, dont le syndrome constant des CoViD-19 est amélioré en tirant leur colon vers l’intérieur, aggravent leur syndrome constant CoViD-19 et la plupart de leurs autres symptômes CoViD-19 en tirant leur colon vers l’extérieur. Tous les patients CoViD-19, dont le syndrome constant CoViD-19 est amélioré en tirant leur colon vers l’extérieur, aggravent leur syndrome constant CoViD-19 et la plupart de leurs autres symptômes CoViD-19 en tirant leur colon vers l’intérieur. Cette particularité confirme, si besoin, l’intérêt de placer le colon dans une position convenant au patient. Pour des raisons encore inexpliquées, ce repositionnement du colon est aussi bénéfique dans les colites, les gastroentérites, les infections ORL et pulmonaires, etc. Depuis longtemps j’exploitais ce massage avec de très bons résultats dans ces pathologies, d’où l’idée de l’utiliser dans les CoViD-19, avec la surprise de la disparition de leur syndrome constant et de la plupart de leurs autres symptômes.
Pour déterminer le massage de colon convenant à un patient palper, d’abord, les 7 premières dysfonctions du syndrome constant des CoViD-19 aigu ou long. Leur absence présage de l’inefficacité de ces massages, ou d’une erreur de palpation de l’examinateur ou une difficulté du patient à ressentir ses dermalgies ou à les avouer, cf. encadré 1. Après avoir trouvé le syndrome constant des CoViD, laisser le patient dans la position allongée décrite plus haut.

Étape 1 : Placé sur le côté droit du patient, l’examinateur tire par 3 fois le colon droit vers l’extérieur. Pour cela, il pose la pulpe des quatre derniers doigts de sa main dominante au-dessus du pubis du patient. En longeant la branche ilio-pubienne du bassin du patient, la pulpe de ces doigts appuie aussi profond que possible, sans déclencher trop de douleurs, pour tirer le contenu de la fosse iliaque droite du patient jusqu’à son flanc droit. Puis, les doigts quittent le ventre et refont ce geste 2 fois. Puis, de la même façon, ces doigts rapprochent trois fois le contenu abdominal de son nombril à son flanc droit. Puis, de la même façon, ces doigts ramènent trois fois le contenu abdominal de son nombril vers la vésicule biliaire. Puis l’examinateur palpe 6 premières dysfonctions de ce syndrome constant des CoViD-19.

Conclusions

Ces massages du colon étant inoffensifs, au pire ils seront inutiles, au mieux ils aident les patients à guérir. Les formations en ostéopathie complètent la formation médicale et aident, pour chaque patient, à poser des diagnostics, à prescrire des traitements, à suivre leur efficacité et à dépister et prévenir leurs effets secondaires.

4)	Ruhm CJ. Pandemic And Recession Effects On Mortality In The US During The First Year Of COVID-19. Health Aff (Millwood). 2022 Nov;41(11):1550-1558.
5)	Maigne R. Diagnostic et traitement des douleurs communes d’origine rachidienne. Une nouvelle approche. Édition expan. scient. Française, 1989. 100-113
6)	Travell G, Simons DG. Douleurs et troubles fonctionnels myofasciaux. T1 et 2. Editions Haug, Bruxelles, 1993
7)	Sautreuil P, Brignol TN, Thoumie P. Acupunture et douleurs musculaires dans les dystrophies musculaires. Med Sci (Paris) 2018;34 (HS2): 6–19
8) 	Cao Y, Wang Y. Acute lumbar sprain treated with massage combined with acupuncture at different distal acupoints: a randomized controlled trial. Chinese Acupuncture and Moxibustion. 2015. 35(5):453.
9)	Huchin G. Examen clinique d’une épaule douloureuse chronique non traumatique : Intérêt de la médecine manuelle ostéopathique. Thèse de doctorat en médecine. Université d’Anger. 22/06/2017
10)	Jarricot H. Sur certains états douloureux, Viscéralgies, dermalgies-reflexes, cellulies et quelques phénomènes reflexes d’origine dermique, essai clinique et thérapeutique [travail de la clinique médicale du professeur J Paviot]. Thèse de médecine de Lyon 1932-33 N°27.
11)	Bossy J. Les microsystèmes de l’acupuncture. Éditions Masson, Paris 1984
12)	Steinmetz M. Les chaînes musculaires et la posture. Revue de Médecine Manuelle Ostéopathie. 2012, 39:32-380
13)	Busquet L. Les chaines musculaires. Ed Frison-Roche, T1,2,3. Paris, 1995.
14)	Lockhart A, Mucida D, Parsa R. Immunity to enteric viruses. Immunity. 2022 May 10;55(5):800-818.
15)	Patricia JJ, Dhamoon AS. Physiology, Digestion. 2022 Sep 12. In: StatPearls [Internet].
16)	Amahmid O, El Guamri Y, Rakibi Y, Ouizat S, Yazidi M, Razoki B, Kaid Rassou K, Asmama S, Bouhoum K, Belghyti D. Occurrence of SARS-CoV-2 in excreta, sewage, and environment: epidemiological significance and potential risks. Int J Environ Health Res. 2022 Aug;32(8):1686-1706.
17)	Liu J, Yang D, Wang X, Asare PT, Zhang Q, Na L, Shao L. Gut Microbiota Targeted Approach in the Management of Chronic Liver Diseases. Front Cell Infect Microbiol. 2022 Apr 4;12:774335.

Dr ROSA Bernard

AuteurDr Bernard ROSA

Docteur Bernard ROSA est un diplômé en médecine manuelle ostéopathie